Lors de la réunion de négociation sur la Convention de travail du 12 février 2026, la CFE-CGC SICTAM a lu une déclaration adressée à la DRHRS. Notre demande est claire : que la campagne d’avancements 2026 respecte les taux fixés par nos textes de référence, en particulier pour la 3e catégorie de l’Annexe 1, pénalisée depuis plus de dix ans.
1-Avancements 2026 : la CFE-CGC SICTAM demande le simple respect des textes
Lors de la réunion de négociation sur la Convention de travail du 12 février 2026, la CFE-CGC SICTAM a lu une déclaration adressée à la Directrice adjointe. Notre demande est claire : que la campagne d’avancements 2026 respecte les taux fixés par nos textes de référence, en particulier pour la 3e catégorie de l’Annexe 1, pénalisée depuis plus de dix ans.
2 – Des plafonds relevés, mais des règles inchangées
L’avenant à l’accord du 16 décembre 2003 relatif à la carrière des salariés de l’Annexe 1 et de l’Annexe 2, validé le 16 décembre 2025, a permis de rehausser les plafonds de notre grille de rémunération. C’est une avancée. Mais les règles d’attribution des augmentations individuelles, elles, n’ont pas changé.
3 – Ce que disent nos textes
L’accord du 16 décembre 2003 fixe la répartition des augmentations individuelles pour chaque catégorie. Il est complété par le texte de consensus du même jour, qui définit la part de salariés concernés par la campagne :
– 50 % pour les Annexes 2 ;
– 55 % pour les Annexes 1 de E1 à E3 ;
– 45 % pour les Annexes 1 E4 et E5 ;
– entre 40 % et 50 %, avec une valeur cible de 45 %, pour les Annexes 1 E6 et E7.
Pour cette dernière catégorie, le taux retenu doit faire l’objet d’une discussion annuelle avec les organisations syndicales. Aucune discussion de ce type n’a eu lieu depuis plus de dix ans.
4 – La 3e catégorie, variable d’ajustement depuis dix ans
Depuis plus de dix ans, la 3e catégorie de l’Annexe 1 sert de variable d’ajustement face aux contraintes pesant sur la RMPP (rémunération moyenne des personnes en place). Ces dernières années, son taux est systématiquement descendu sous le plancher de 40 %, entre 36,4 % et 39,41 %.
Les conséquences sont lourdes. Depuis 2016, le déficit cumulé par rapport au minimum de 40 % atteint 20,31 %. Pour une catégorie de 3 600 salariés, cela représente sur dix ans plus de 730 salariés qui n’ont pas pu être avancés en raison des plafonds.
5 – 2026 : un afflux de candidats à anticiper
Le relèvement des plafonds va débloquer ces situations et provoquer un afflux de candidats à l’avancement dès 2026. Pourtant, la campagne a démarré avec un cadrage communiqué aux unités, mais pas aux partenaires sociaux.
Pour gérer intelligemment ce déblocage, la CFE-CGC SICTAM a demandé, en NAO puis en Comité national, de revenir à un taux conforme aux besoins et aux textes, au minimum de 40 %, afin que personne ne soit lésé.
6 – Nous ne lâcherons pas
Nous regrettons que les textes validés ne soient pas respectés. Nous ne demandons rien d’autre que leur simple application. Faute d’avoir été entendus, nous avons renouvelé cette demande, et nous continuerons à la porter, encore et encore.
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