Le Comité national du CEA s’est réuni le 29 janvier 2026 sous la présidence de l’Administratrice générale. La délégation CFE-CGC, qui assure le secrétariat et la trésorerie du Comité national, est intervenue sur les grands sujets du moment : avancements, politique salariale, orientations stratégiques, Convergence. Voici l’essentiel.
1- Avancements 2026 : ne laisser personne sur le bord de la route
L’accord d’allongement des grilles jusqu’à E7 s’applique dès la campagne d’avancements 2026. Pour la plupart des catégories, le déblocage concerne surtout des cas individuels. Ce n’est pas le cas en 3e catégorie, où le nombre de salariés bloqués est considérable : depuis des années, les droits accordés y étaient systématiquement inférieurs à 40 %.
La CFE-CGC SICTAM a donc demandé, dans une déclaration liminaire, de revenir cette année à un taux d’au moins 40 %, pour que personne ne soit lésé dans cette phase de déblocage.
2- Une politique salariale en berne
La CFE-CGC SICTAM a également lu une déclaration sur la politique salariale du CEA. Le contexte est préoccupant : pour 2026, la progression des dépenses de personnel en CDI est limitée à 0,5 %. L’Administratrice générale a annoncé préparer un courrier aux ministères de tutelle sur les rémunérations.
Le secrétaire CFE-CGC du Comité national a aussi alerté sur le calendrier très chargé des négociations 2026, qui justifierait la désignation de délégués syndicaux centraux supplémentaires.
3 – Orientations stratégiques 2025-2030 : l’avis de la CFE-CGC SICTAM
En complément de l’avis motivé des élus, la CFE-CGC SICTAM a rendu son propre avis. Les orientations dessinent une trajectoire globalement cohérente, mais elles se heurtent à une contrainte majeure : un pilotage à effectifs quasi constants. Entre 2025 et 2030, l’effectif CDI ne progresserait que de 66 postes, alors que le plan de 2023 prévoyait une croissance sept fois plus importante.
Nos principaux points :
Nucléaire: l’absence d’effectifs et de budgets dédiés aux SMR est un signal préoccupant, alors que ces technologies font l’objet d’investissements massifs à l’international.
RJH : les retards et les incertitudes imposent un suivi régulier associant les représentants du personnel, alors que plusieurs milliards d’euros restent à engager.
Hydrogène : nous exprimons de fortes réserves et demandons une stratégie réaliste et socialement sécurisée pour les salariés concernés.
IA générative : son intégration doit se faire de manière concertée avec les élus, pour anticiper ses impacts sur l’organisation et les métiers.
Transformation interne : sans simplification réelle, modernisation de la politique salariale et gestion prévisionnelle des emplois dotée de moyens, la stratégie risque de rester en décalage avec les enjeux.
4 – Formation : les compétences cœur de métier en recul
Les prévisions 2026 affichent une baisse de 31 % des heures de formation sur les compétences scientifiques et techniques, pourtant essentielles au maintien des savoirs du CEA. Les élus ont aussi mis en garde contre un recours excessif au e-learning, au détriment des formations de terrain. Les deux avis sur la formation ont été votés à l’unanimité.
5- Convergence : l’outil doit respecter nos accords
Le démarrage du nouveau système de gestion est désormais prévu au 1er janvier 2027. Pour les élus, c’est à l’outil de s’adapter aux accords signés, et non l’inverse. Or Convergence ne prend pas en compte l’accord ARTT de 2000 sur trois points : la gestion des congés des salariés à temps partiel, la récupération des temps de transport et la gestion des dépassements horaires. L’Administratrice générale a indiqué que ces sujets seront repris en négociation.
6 – CEA Tech en région : soutien aux salariés
Un projet de réorganisation de l’Institut CEA Tech en région a été présenté. La CFE-CGC SICTAM a souligné que les salariés des plateformes régionales sont très motivés, mais inquiets pour l’avenir de leurs missions. Nous restons mobilisés à leurs côtés.
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