Avant tout changement de notre système de rémunération, la CFE-CGC SICTAM réaffirme ses exigences dans la négociation, au premier rang desquelles un rebasage pour tous les salariés, avec une valeur du point portée à 7 €. Lors de la réunion Rémunération du 23 septembre 2026, nous avons également lu une déclaration en réponse à la communication interne diffusée par la Direction le 15 septembre.
1. Ce que la CFE-CGC SICTAM réaffirme dans la négociation
Avant toute chose : un rebasage pour tous, avec un point à 7 €
Notre attachement va avant toute chose à une véritable mesure de rebasage pour tous les salariés. Elle passe par l’augmentation de la valeur du point, restée immobile depuis 2009. Nous revendiquons une valeur du point à 7 €. C’est la seule réponse à la hauteur du décrochage salarial accumulé depuis plus de quinze ans, et un préalable à toute évolution de notre système de rémunération.
Aucune réforme au détriment des salariés
Notre système de rémunération a permis aux salariés de progresser. La CFE-CGC SICTAM sera particulièrement attentive à ce que toute évolution envisagée d’ici 2028 ne se fasse pas à leur détriment.
Vigilance sur les tutelles, et notamment Bercy
C’est sur ce point que notre prudence est la plus forte. Trop souvent par le passé, une première marche annoncée ne s’est jamais prolongée par la seconde promise. Les salariés ont appris à juger sur les actes. La volonté exprimée par la Direction devra trouver une traduction concrète auprès des tutelles, et en particulier de Bercy. C’est la condition pour que les annonces d’aujourd’hui deviennent les augmentations de demain.
Défendre les salaires, c’est défendre l’entreprise
D’autres grandes entreprises du secteur, comme EDF ou ORANO, montrent que défendre les salaires, c’est défendre l’attractivité et l’avenir de l’entreprise. La CFE-CGC SICTAM soutiendra toute démarche de la Direction allant en ce sens auprès des tutelles, et restera exigeante sur les résultats.
2. Notre déclaration sur la communication de la Direction
Le 15 septembre, la Direction du CEA a diffusé à l’ensemble des salariés une communication interne intitulée « Évolution de la rémunération – Point d’étape ». Lors de la réunion du 23 septembre, la CFE-CGC SICTAM y a répondu par une déclaration adressée à la Directrice des Relations Humaines et du Dialogue Social.
Une communication qui a mobilisé les salariés
Cette communication a eu au moins un mérite : elle a contribué à mobiliser les salariés lors de nos assemblées générales dans les centres le 17 septembre. Elle se veut rassurante pour l’avenir. Nous ne doutons pas de la sincérité de nos dirigeants lorsqu’ils affirment la nécessité d’augmenter les salaires. L’expérience nous invite toutefois à la prudence sur la suite qui y sera donnée.
Les salariés n’attendent pas un « geste »
La Direction regrette de n’avoir pas pu faire un « geste » pour les salariés. Pour la CFE-CGC SICTAM, l’enjeu dépasse un geste ponctuel. Les salariés attendent une mesure salariale durable et collective.
Frais de mission et astreintes : des mesures qui ne concernent pas tout le monde
La communication met en avant la revalorisation des frais de mission et des astreintes. Ces mesures sont bienvenues pour les salariés concernés. Mais elles n’en touchent qu’une partie et relèvent de la seule initiative de la Direction. Elles ne remplacent pas les NAO (Négociations Annuelles Obligatoires), qui portent sur les salaires de tous les salariés.
« Vous avez eu vos avancements »
La communication rappelle aux salariés qu’ils ont « néanmoins » eu leurs avancements. Ces avancements sont avant tout le fruit de notre système de rémunération, celui-là même dont la disparition est envisagée en 2028.
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