Le 2 octobre 2026, la direction a posé un préalable à la négociation FLS : obtenir de l’État une dérogation qui sécurise le régime 24/48. La CFE-CGC a demandé l’ouverture de la grille des A2 et contesté que les agents ayant saisi la justice soient tenus pour responsables. Prochain rendez-vous : un point d’information à la mi-décembre.
24/48 : la direction pose un préalable
L’AGA a ouvert la séance en revenant sur les contentieux qui, selon la direction, mettent en péril un dispositif pérenne. La direction affirme son attachement profond au 24/48, présenté comme la seule voie à suivre.
Le blocage est juridique :
- La règle. La durée quotidienne de travail est limitée à 12 heures, sauf dérogation autorisée par la tutelle.
- La demande. La direction sollicite l’intervention de l’État pour donner au régime une base légale conforme au Code du travail.
- La conséquence. Cette sécurisation est un préalable à l’ouverture des négociations.
La direction demande du temps pour finaliser ses discussions avec les tutelles, avec une échéance autour de la mi-décembre. La DRHRS dit avoir « bien entendu » l’attachement des FLS à leur régime et chercher des solutions pérennes.
Contentieux : les salariés ne sont pas responsables
La CFE-CGC a contesté l’idée, entendue en ouverture, que la situation serait due aux salariés qui ont attaqué le CEA.
Les décisions de justice n’ont été appliquées qu’aux agents qui avaient saisi le juge, sans être généralisées aux autres. Pour obtenir les mêmes droits, il faudrait donc porter plainte à son tour.
Ce n’est pas au juge de trouver les solutions. La CFE-CGC pose la question : pourquoi ne pas mettre tout le monde au même niveau ?
Elle a aussi relevé l’absence de documents pour cette séance.
Notre demande : ouvrir la grille des A2
Les carrières s’allongent. Il faut pouvoir les relancer dans un parcours gagnant/gagnant pour les FLS, qui reconnaisse les compétences et les parcours.
La CFE-CGC demande d’augmenter les niveaux accessibles dans chaque emploi afin de coller aux réalités des responsabilités prises et aux définitions de la grille A2 :

La CFE-CGC demande également une facilitation pour les sorties FLS les carrières s’allongeant avec des départs à la retraite de plus en plus tardif. De même il est nécessaire de trouver une solution de reclassement pour les chefs de brigade qui souhaitent quitter le 24×48 et évoluer dans d’autres secteurs professionnels. Le reclassement des FLS devra être un point de la négociation car cela peut être gagnant/gagnant pour le salarié et la direction.
La CFE-CGC a aussi dit sa déception face à la non-revalorisation des IK. Elle espérait une réponse ce jour : l’Administratrice générale du CEA avait semblé faire une ouverture sur le sujet, pour tous les salariés. La DRHRS dit y travailler, mais ne pas avoir terminé.
Sur la GEPP, la question a été posée : pourquoi sous-traiter des postes qui pourraient permettre une reconversion ? C’est un choix d’entreprise. Et une sous-traitance, ça s’arrête.
Les revendications portées en séance
Le constat est unanime : les conditions de travail se dégradent, exemples d’accidents à l’appui. Toutes organisations confondues, les revendications suivantes ont été portées :
- Régime : le maintien du 24/48 et le passage des 2×8 en 12 h.
- Effectifs : une garantie des effectifs aux postes de garde et un mode de calcul revu, l’actuel étant jugé obsolète. Faute d’effectif, un agent s’est vu refuser de venir à une réunion DRHRS.
- Rémunération : l’intégration du forfait dans le salaire de base.
- Reconnaissance : celle de la pénibilité et celle du parcours.
- Temps de repos : la fin des sollicitations pendant le repos.
- Formation : faut-il rester au CNAPS, peut-on former à l’INSTN ? Un refus du CNAPS conduit aujourd’hui à un entretien de licenciement.
- Dialogue social : la reprise de la commission de suivi FLS, suspendue depuis 15 ans, ainsi qu’un cadrage et un calendrier pour la négociation.
Calendrier
- Mi-décembre : une réunion d’information sera fixée.
- Février au plus tard : échéance évoquée pour la dérogation.
- Élections : la CFE-CGC a prévenu qu’elle ne négocierait pas pendant la période électorale pour conserver la sérénité des débats.


